2021 : By Lyah Renar

Un pas de plus vers l’estime de Toi !

By 27 juin 2021 No Comments

Mes yeux s’ouvrent difficilement, je suis une fois de plus réveillée par ses caresses, brutales, violentes, qui parcourent mon dos, mes jambes, mes bras, ma tête.

Ça brûle, ça pique c’est une nouvelle poussée qui vient me sortir de ce sommeil dans lequel j’étais plongée. Depuis qu’elle s’est installée dans ma vie, dans mon corps c’est régulièrement comme cela. 

Je me focalise sur ma respiration, attendant que ses attaques passent. J’accueille la douleur, je fais au mieux pour la sublimer. Difficile, mais pas impossible.
3, 5, 10 minutes plus tard, mon corps se détend, mais la douleur devient cette fois lancinante, sournoise en bruit de fond. Je peine à me lever, peine à parler. Je prends le temps qu’il faut, j’accepte l’aide que l’on m’apporte.  Car elle nécessaire. 

Devant le miroir, je me vois, mais quelque chose a changé.

Un handicap semi-visible car je me déplace tout de même bien que difficilement. Mais l’effort est bien plus important. C’est alors que je prends conscience une fois de plus du trésors, de la richesse que j’avais encore il y a quelques semaines de pouvoir me mouvoir, parler, bouger librement. La femme indépendante, goûte à une énergie de « femme assistée »… Est-ce difficile ? Oui. Est-ce la fin du monde, de mon monde ? Non. Est-ce pour autant que je ne doive plus m’aimer et me considérer comme une personne de valeur ? Je me suis réellement posée la question… 

Cette nouvelle épreuve m’a permis de mieux comprendre là où parfois je m’épuisais pour rien.

Je voulais tout gérer seule. Je voulais prouver que j’en valais la peine, même malade. Encore… C’était un problème d’estime de moi-même. Il revenait régulièrement…sans crier gare… comme pour valider ma copie. A ces moments-là Je n’avais pas conscience de ma valeur. Résultat dans tout ce que je faisais, j’étais inconsciemment motivée par le fait de prouver celle-ci.  De vrais montagnes russes de l’estime de soi, qui cette fois revenaient encore. 

Cela parle de Self-Love certe mais pas que…

Cette fois, suite au lancement de #jesuisenvie j’ai  reçu de nombreux témoignages de personnes qui étaient dans une situation similaire à la mienne.

Des problèmes de santé parfois difficiles à porter. Des maladies orphelines, paralysantes, handicapantes, pas forcément encore reconnues et donc incomprises de la plupart des personnes : fibromyalgie, endométriose, migraines suicidaires paralysantes, myélite… en sont quelques exemples. 

Quand on en a une pathologie chronique ou autre, notre estime de nous-même peut prendre un coup. 

Parfois : 

  • On ne se sent pas suffisamment intéressant.e, utile. 
  • On se sent comme un poids pour notre entourage, pour la société.  
  • On ne se sent pas digne d’être aimé.e, desiré.e. 
  • On ne se sent pas professionnel.le, ni fiable, ni à la hauteur. 
  • On se sent démuni.e, amoindri.e, complexé.e, inférieur.e. 
  • On a honte. 
  • On oublie notre sensualité, nos désirs, le plaisir, comme si nous n’y avions plus droit. 
  • On peut s’oublier et se réduire inconsciemment à ces douleurs, comme si nous n’existions plus en dehors de cela. 
  • On oublie notre vie. 

Ce que l’expérience m’a montré toutes ces années et me montre encore aujourd’hui c’est que tout cela, ne nous appartient pas vraiment. 

Je m’explique :  ce sentiment de honte, d’humiliation, de rejet… est vécue car nous nous focalisons sur le regard de l’autre. Une ou plusieurs pensées, croyances majoritairement reprises dans la société. Heureusement majoritaire, ne veut pas dire totalitaire. 

Quand bien même, le fond du problème c’est qu’il est dangereux dans ce genre de situations de se focaliser sur l’autre. Sur la valeur que l’autre nous accorde. Facile à dire je sais, mais c’est la base de tout. 

Surtout si tu as le coeur non-défini en Human Design ( comme moi et 65% de la population).

Car n’ayant pas l’énergie de l’ego de façon fixe et disponible, tu te sens quasiment forcé.e de devoir prouver ta valeur. Hors c’est complètement faux ! 

Que tu aies une santé fragile ou non, le plus important est de prendre conscience que cela ne détermine pas la valeur de qui tu es. 

Ce n’est pas le fait d’être en « bonne » santé qui fait que tu es un.e meilleur.e personne, un.e professionnel.le hors paire, une femme / homme qui mérite d’être aimé.e, désirée ou non, une bonne mère / un bon père, un.e bon.ne ami.e. 

C’est ce que tu es fondamentalement qui le détermine. C’est toi qui décide de qui tu es, qui tu deviens et la valeur que tu accordes à ta vie , à toi-même. Tu as de la Valeur peu importe les épreuves de la vie. 

Si tu continues à chercher ta valeur à travers le regard et les critères de l’autre ou de la société, c’est l’échec assuré.

Car on ne va pas se mentir, beaucoup de personnes pensent que la maladie abaisse la valeur humaine. J’ai déjà entendu des managers le dire, des parents, des hommes et des femmes l’exprimer. Mais rappelle-toi que quelques personnes ne font pas la majorité. 

Plus tu seras en paix avec toi, ta valeur, malade ou non, plus tu attireras des personnes qui la reconnaîtront également. 

Le sens du jeu change. Ils confirmeront ce que tu penses déjà de toi. Ils ne seront pas les juges qui déterminent la valeur de qui tu es. Cela change tout. 

Quand on se sent juger, en réalité c’est nous-même qui nous jugeons. Les personnes qui t’impactent confirment inconsciemment ce que tu penses de toi. Dans le bon, comme le moins bon. 

La maladie te pousse parfois à revoir tes priorités, adapter ton rythme, revenir à l’essentiel, revoir et corriger ton hygiène de vie, mais jamais elle ne peut entacher, déterminer la valeur de qui tu es !

Ne laisse personne te faire croire le contraire. 

Je parle de Maladie, mais il en est de même si tu vis une séparation, un divorce, un deuil, une perte d’emploi, une situation financière critique. 

Aucunes de ces situations ne déterminent ta valeur humaine, la valeur de la Personne que tu es fondamentalement. Toi seul.e peut le définir. 

Aujourd’hui malgré les difficultés, malgré les rendez-vous annulés, les prestations reportées, ma mobilité réduite, j’ai pris le temps d’accueillir toutes les émotions, les pensées même horribles qui m’ont taraudée. 

J’ai surtout pris le temps de me pardonner  de me flageller parfois à cause de cela.

J’ai pris le temps de me reconnecter à ma véritable valeur. Je m’aime quelque soit ma condition physique, émotionnelle. Mais pour cela j’ai eu besoin de prendre le temps. Prendre du recul et me reconnecter à moi grâce à mes petites pratiques de sublimatrice. Voilà la force de l’expérience. Au fond de moi, je savais quoi faire, je savais comment y remédier, mais rien ne servait de me précipiter. Cela n’aurait pas été sincère, vrai. C’est le fait d’avoir entendu et assumer ces émotions de détresse qui m’ont aidé à me respecter. Je ne les ai pas refoulées. 

Je te propose de découvrir quelques-unes de mes pratiques chouchou dès demain dans mon nouveau post. En attendant, dis moi en commentaires si ce texte résonne en toi. Qu’est-ce qui t’empêche d’apprécier ta valeur en ce moment ? Écris-le en commentaires. 

 

Avec tout mon Amour. 

Sublimement. 

Lyah 

Lyah

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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